Avant j'étais jeune, lisse et conne

Avant j'étais jeune, lisse et conne. Maintenant je suis moins jeune, moins lisse et moins conne. Entre le avant et le apr...




Avant j'étais jeune, lisse et conne.
Maintenant je suis moins jeune, moins lisse et moins conne.

Entre le avant et le après il y a eu plusieurs facteurs déclencheurs : les années, devenir mère et avoir un enfant autiste... 
Dans ma vie d'avant je pensais que les gens qui avaient des coups durs étaient compris, aidés et soutenus sans jugement aucun.
Oui mais ça, c'était avant quand j'étais jeune, lisse et conne.
Dans ma vie d'aujourd'hui je sais que les gens qui ont des coups durs ne sont pas compris, pas aidés et sont jugés. 
Oui c'est ma vie de maintenant et je suis moins jeune, moins lisse et moins conne.
Alors quand tu traverses des épreuves dures, soit tu pleures soit tu te blindes. Et cette dernière option a été la mienne.
Aucune des deux n'est la meilleure car quoi qu'il en soit, elle te change, te modifie et fait que plus personne ne te reconnait sauf ceux qui vivent le coup dur avec toi. 


Très souvent quand tu as un enfant autiste (*), tu t'entends dire que tu es super courageuse... Mais courageuse de quoi ? Ai-je eu le choix ? 
Ce n'est pas le fait d'être mère d'un enfant autiste qui me rend courageuse mais ma capacité à encaisser les petitesses des autres. 
Alors oui, maintenant je suis moins jeune car j'ai 36 ans, je suis moins lisse car je ne me force plus vraiment à faire plaisir pour faire plaisir, et je suis moins conne car je vois ce que les gens peuvent faire croire afin d'éviter de nous côtoyer, tout en gardant bonne conscience... 

Je ne suis pas maman d'un ado et d'un autiste, non : je suis maman de deux garçons. 
Mon premier m'a fait aimer le fait d'être en vie ici sur terre. 
Mon second m'a ouvert les yeux sur le monde. 
Dans ma vie d'avant, j'aurais aimé une réalité où tout individu reçoit autant d'amour car avant j'étais jeune, lisse et conne. 
Dans ma vie d'aujourd'hui j'ai compris que tout le monde n'est pas capable de donner autant d'amour, que les gens rationne selon certains critères. Mais cela je le sais car je suis moins jeune, moins lisse et moins conne. 

Certains diront que je suis devenue amère par la faute de mes coups durs, et à ceux-ci je pourrais simplement répondre que non, ce ne sont pas les coups durs qui m'ont rendue amère mais  sans aucun doute vous qui m'avez croisée hier ou il y a dix ans, vous que je croise encore tous les jours, par vos remarques et attitudes. 
Tout se ferme petit à petit avec les années. 
Quand on a un coups dur, et même si cela apporte une grande souffrance, ça permet aussi de se recentrer sur ses priorités. 

En fait quand j'étais jeune, j'étais déjà moins lisse et moins conne, sauf que je ne le savais pas encore et que mon éducation m'avais appris à dire amen à bien beaucoup de choses. 
Suis-je amère ou heureuse ? 
Je ne le sais pas vraiment mais vous le savez vous ? 




.




(*)

L'Autisme Asperger est un désordre du développement d'origine neurologique. Il atteint beaucoup plus fréquemment les garçons que les filles (1 fille pour 4 à 8 garçons selon les spécialistes). Il ne peut être guéri.
Les principaux domaines touchés par le syndrome d’Asperger sont l’interaction sociale, la communication et la perception cognitive.
Le syndrome d'Asperger peut parfois être associé à d'autres troubles, comme le déficit d’attention, l’obsession-compulsion et le trouble anxieux.
Les atteintes peuvent être plus ou moins sévères selon les personnes, et les principaux signes que l'on peut retrouver à divers degrés sont :
  • L'apparition des troubles le plus souvent vers l'âge de 3 ans.
  • Une intelligence normale à supérieure.
  • Difficultés dans l’interaction sociale et la communication avec les autres, à cause des problèmes de décodage du langage non verbal (langage corporel, expression du visage, inflexion de la voix).
  • Un langage en apparence riche, au vocabulaire étendu, mais sans véritable communication, écholalie (répéter le même mot ou la même phrase).
  • Un langage et une compréhension au sens littéral des expressions, (incompréhension des jeux de mots ou de l’ironie).
  • Une façon de parler manquant de naturel, précieuse, guindée (parfois avec un accent français pour les québécois), avec une voix souvent  monocorde ou avec des inflexions inattendues.
  • Un langage corporel et des expressions du visage absentes, inappropriées ou disproportionnées (surtout avec des émotions fortes comme la peur ou la colère).
  • Un attachement excessif à certains objets, une fixation sur un sujet( intérêt particulier comme les dinosaures, les cartes routières, les trains, la météo, l’informatique), des obsessions et des répétitions, la réalisation de rituels.
  • Des sens hypersensibles (sons trop forts, lumières trop vives, texture et goût des aliments, toucher désagréable, tissus encombrants ou douloureux)), hypo sensibles (impassibilité face à la douleur, au froid ou au chaud extrême) ou altérés (distorsion du champs visuel).
  • Une naïveté sociale qui en fait les victime parfaites, puisque toujours honnêtes et incapables de saisir l’intention des congénères.
  • Un manque de coordination, avec parfois une démarche particulière ou une mauvaise coordination yeux-mains.
  • Une mémoire exceptionnelle et encyclopédique, surtout pour les faits et les détails.
  • Un penchant pour l’isolation et les activités solitaires (souvent lorsque la quantité de stimuli devient trop grande pour pouvoir être gérée).
    Des comportements d’auto-stimulation (balancement, «flapping», sons particuliers avec la bouche), souvent en période de stress.


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45 commentaires

  1. J'ai adoré travailler avec des autistes...

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  2. cc je te trouve plutôt réaliste en fait ...
    et je crois que les gens qui se plaignent pr leur petit malheur ca doit agacer...

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  3. Peut-être que tout individu porte en lui une part d'amertume et une part de bonheur... Les proportions sont inégales selon les êtres et ce qui les a forgée... Tu es amère, oui, comme tout un chacun. Mais tu connais du bonheur aussi. A toi de te protéger et de protéger les tiens pour en connaître le plus possibles, pour éloigner les personnes et les attitudes toxiques, et pour te lover dans la chaleur des quelques personnes qui ont su rester proches de vous...

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  4. très beau texte et réaliste car qui aurait le choix choisirait un enfant dit "normal" ou un enfant "malade" voire "différent" ??? On fait avec ce que l'on a et on se bat pour ceux qu'on aime c'est tout. Ce n'est ni glorieux ni une victoire mais ce dire qu'on fait au mieux pour eux nous aide à nous regarder dans le miroir et a assumé certains choix non ???

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  5. Pour être la fille d'un schizo, je sais ce qu'est le regard des autres sur la différence. La différence c'est au mieux un mot dans le dico, dans la vie, on se refuse à la voir. Ton billet sobre et juste m'a touchée...

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  6. Malgré tout tu es heureuse et réaliste,
    je pense.
    Bisous

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  7. Forcément on serait tenté de dire qu'au moins ceux qui restent sont les vrais amis bla bla bla, mais c'est pas la question. Je pense qu'on peut être amère ET heureuse parce qu'on n'est jamais tout à la fois. Ce qui est triste c'est moins tes coups durs que le fait que tu aies du devenir courageuse pour faire face. Je suis assez troublée que tu aies mis en gras 'trouble neurologique' en parlant de l'autisme mais je comprends très bien. Je fais des études de psychanalyse et la question de l'autisme a été survolée, question pour laquelle les gens ont une idée totalement erronée mais qui reste celle qu'ils considèrent comme juste. Non les oedipes ne sont pas amoureux de leur mères, et non les mères ne sont pas responsables de l'autisme de leurs enfants ! Je trouve que c'est assez terrible d'avancer une chose pareille, c'est de la psycho de comptoir et c'est débile !!

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  8. C est pour cela VanityQueen que troubles neurologiques est en gras :)
    Trop pensent aussi que si les autistes faisaient des efforts et bien il rentreraient dans le moule....
    Bisous à vous toutes pour vos gentils messages

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  9. Quand on connait ce genre d'épreuve, il est clair que ça fait un tri dans les gens qu'on connait... Et même que le tri t'as pas besoin de le faire, il se fait tout seul... Tant mieux pour toi, ça évite de perdre du temps...

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  10. luluciole5714/12/11

    très beau texte!
    bonne continuation à toi et ta famille

    biz

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  11. Est-ce qu'on le sait vraiment quand on est heureux ?

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  12. Bonne question CoraRoz :)

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  13. J'ai beaucoup aimé ton article. Mon cousin éloignée est autiste et je déteste les gens qui te regardent en pitié du style "Elle a pas eu de chance la mère de ce gosse" (je l'ai déjà entendu)et je trouve ça mais juste horrible.

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  14. ma fille ainée finit ses études en juin prochain, elle est en stage actuellement avec des enfants "déficients" on va dire, j'ai vu ma fille se transformer et devenir presque une autre, tellement moins superficielle, c'est difficile d'expliquer avec des mots, disons que maintenant elle comprends un peu plus de choses ...
    je t'embrasse, bonne soirée

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  15. Anonyme4/12/11

    Amère pour ton petit et heureuse car tu connais le prix du bonheur, tout simplement. Pyrouette (Corinne)

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  16. c'est exactement ça Corinne, je connais le prix du bonheur simple :)

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  17. Je ne savais pas pour ton fils :(

    Mon cousin est lui aussi reconnu autiste. Il existe différentes formes, et différents stades d'handicap. Mon cousin, 10 ans, est à 60%. Parmi les symptômes décrits, je le reconnais parfaitement dans l'attachement excessif, une fixation sur les cartes routières et la météo, la réalisation de rituels.
    Ma tante a très vite réalisé qu'il avait des problèmes, avant même les 2 ans de Lucas, et à tout mis en oeuvre pour qu'il soit pris en charge. Actuellement, il est moitié en cliss et moitié en hopital de jour (centre) qu'il devrait quitter d'ici un an.
    C'est souvent difficile, car il y a si peu de structures dédiés :((

    Bon courage et bisous Cici

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  18. La première fois que j'ai entendu parler du syndrome d'Asperger, c'était en tombant sur une vidéo Youtube de Torley Linden (c'est un pseudo), une figure assez emblématique d'un "jeu" en ligne (Second Life pour ne pas le nommer).
    Il est atteint de ce mal, et fait des vidéos qui sont un peu déjantée, à sa mesure... et il joue du piano.
    Il souffre d'hyperacousie, à cause de son sydrome, et il joue du piano comme un dieu. Enfin, comme un dieu tel que je le conçois, avec ses défauts, son "handicap", ses émotions poussées à leur maximum.
    Quand je l'écoute, je pourrais presque pleurer. Je "pourrais", en me laissant aller à penser au handicap, à la maladie, à l'injustice... et pourtant non. J'ai mon passé médical pas tout rose, j'ai des gens autour de moi atteints de maladie dégénératives, j'ai mes souffrances mélangées aux leurs, et pourtant pleurer, ou même devenir amère, n'est pas une solution.
    Voir la vie en rose n'est plus possible, certes, mais on peut lui trouver de belles couleurs quand même.
    Et puis du noir, les jours où ça ne va pas, c'est vrai.
    Mais quand j'entends Torley, et que je pense toujours à sa maladie... c'est un formidable espoir qui m'étreint. La beauté de ce qu'il peut faire me prouve qu'au fond, lui ne souffre sas doute pas autant que les autres souffrent pour lui... alors il faut juste profiter.
    http://www.youtube.com/watch?v=nNiOqa1nWgI

    P.S : On a le même âge :)

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  19. Merci pour le lien de cette vidéo Lolaa <3

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  20. j'aime beaucoup ton article. C'est touchant et ça fait réfléchir.
    pour répondre à ta question... je dirais que tu es un peu les 2: amère et heureuse, non? Amère c'est normal, tu l'expliques. Heureuse, parce que tu as appris à gérer tout cela.
    Très bon article, merci.

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  21. Vivre pour soi et pour ceux que l'on aime. Les "autres" (que tu évoques) ne seront pas là en cas de coup dur alors le mieux est de les laisser de côté.
    Et selon moi, je pense que l'on est heureux lorsque l'on ne se pose pas la question de savoir si on l'est.

    Plein de bonheur ma grande à toi et toute ta tribu

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  22. Je ne ressens pas chez toi de l'amertume mais l'expression d'une vérité parfois difficile : nous sommes souvent seuls (ou presque) avec nos difficultés et nos souffrances, et nous devons souvent faire face à l'intolérance.
    Je crois que l'on ne peut pas toujours attendre des autres qu'ils comprennent "nos coups durs" parce que ceux-ci leurs sont parfois trop inaccessibles. Mais on pourrait vouloir qu'ils soient là avec un soutien qui ne serait peut-être qu'une douce parole, un sourire sincère (faute de pouvoir donner plus), mais surtout une absence de jugement. Ne pas comprends je le conçois, juger je le "condamne" !
    Tu as sûrement des moments heureux, le bonheur n'est pas permanent, ce ne sont que des instants de vie, des touches semées ici et là...
    Et le bonheur n'est pas aisé à reconnaître. Peu importe de savoir ce qu'il est, peut-être ne faut-il que prendre ce qui nous fait du bien, sans nous interroger, et en profiter pleinement......

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  23. Léa tu as tout dit <3

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  24. J'ai essayé de rassembler tous mes neurones partis en vadrouille, j'ai lu ton article trois fois, et j'ai cliqué sur "j'aime". Au delà de ça, je tenais à t'écrire ce commentaire, juste pour t'envoyer un petit cœur numérique. Parce que tu m'as touchée, parce que tu m'inspires des sentiments nobles. Parce que tu dois être une très chouette maman.

    Tu mérites ton podium de Une sur Hellocoton, aujourd'hui, et l'avalanche de commentaires chaleureux qui entourent le mien.

    Des bises, Cicirena. :)

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  25. Je prends ton petit coeur numérique avec moi et je le glisse dans ma pochette à douceurs pour les jours moins beaux .....
    Merci Mlle <3

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  26. C'est un très bel article. Je trouve que devenir parent, c'est courageux. Affronter les épreuves avec eux, c'est de l'amour, pas du courage.
    Je ne ressens pas d'amertume dans ton article mais le bonheur d'être mère malgré toutes les difficultés.

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  27. Très beau billet, ma belle.
    Tu aimes tes enfants, c'est le principal. Ce que pensent les autres, tu t'en fiches.
    Gros bisous

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  28. Ton billet m'a touché et je pense que parfois le bonheur tient à peu de choses.

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  29. j'ai eu à m'occuper d'enfants autistes par hasard dans un imp de la region centre ce sont des enfants tres doués il est sûr qu'il faut etre present à tout instant dans l'accompagnement educatif j'ai pratiqué le modelage avec la ceramique les jeunes se donnaient avec plaisir dans cette activité.
    chez nous ce n'etait pas l'autisme mais leucemie aigue pour nôtre fils de quatre ans nous nous sommes retrouvés desemparés et il a fallu de suite se preparer au depart definitif de junior.

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  30. Merci pour ton message qui me touche beaucoup
    ...Je n ai pas de mot pour ton petit ange <3

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  31. Très touchant ton article...

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  32. Super article parce que concis, la forme en phase avec le fond, un propos très juste. bravo ! et merci de le dire tout haut !
    signé : une maman d'ado autiste, entre autre...

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  33. Très bel article Cici <3

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  34. Merci ma Chatounette <3

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  35. Carole9/12/11

    Ma Cici, depuis le temps que je te connais, je te le dis encore : oui, tu es une femme courageuse.
    Mais courageuse pas seulement parce que tu as un enfant autiste.
    Tu es courageuse car tu as accumulé pas mal de coups durs dans ta petite vie, et tu t'en es servi pour devenir plus forte, en gardant la tête haute.
    Je t'aime très fort, mais ça tu le sais...

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  36. J'ai beaucoup aimé cet article, qui traduit un ressenti que j'ai aussi, mais pas avec le même vécu bien sur, bises !

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  37. tres touchant !
    je travaille auprés d'enfants dit autistes , et j'en apprends plus avec eux qu'eux avec moi ! ils sont adorables !

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  38. Ton article est poignant de vérités, et touchant !
    Oui tu es courageuse, de supporter ces gens qui sont incapables de réfléchir avant de sortir des conneries, oui tu es courageuse de te "battre" contre ces mêmes personnes..

    Pour le "es tu heureuse".. Qui l'est réellement en y réfléchissant.. Sait-on ce qu'est le bonheur?

    Des bisoux !!

    D.

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  39. Être amer et être heureux, je pense, sont deux choses intimement liées et ce qui est important c'est de doser les deux choses et de trouver une juste mesure SAUF que c'est quelque chose de compliqué et les années avançant, beaucoup de désillusions apparaissent et on voit les gens différemment aussi. Le tout est de capter en tout cas tous les instants de bonheur que la vie peut nous offrir, de capter les bienveillances et faire fi du mauvais et de puiser en nous les forces nécessaires, même si quelques fois c'est...pfff !!!

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  40. La vie nous apprend souvent de nouvelles choses. Avec les épreuves que l'on traverse, c'est vrai que l'on est moins lisse qu'avant. Il faut être fière de ce que l'on est et de ce que l'on fait pour rendre sa famille heureuse
    on devient amer quand on subit certaines choses que d'autres ne subiront peut être jamais . Je sais ce que tu ressens et je te souhaite bon courage Cici. Gros bisous

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  41. La vie nous apprend souvent de nouvelles choses. Avec les épreuves que l'on traverse, c'est vrai que l'on est moins lisse qu'avant. Il faut être fière de ce que l'on est et de ce que l'on fait pour rendre sa famille heureuse
    on devient amer quand on subit certaines choses que d'autres ne subiront peut être jamais . Je sais ce que tu ressens et je te souhaite bon courage Cici. Gros bisous

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  42. Tu arrives à formuler très justement ce que je ressens.
    Lorsque l'on me plaint ou me dit que je suis courageuse, je rappelle que ce n'est pas moi qui suis courageuse mais mon fils! C'est lui qui le subit au quotidien, c'est lui que l'on ne comprend pas, c'est lui qui le vit mal, c'est lui et pas moi.
    Il arrive un moment aussi où on n'arrive plus à se réjouir de tout ce qui est positif, des avancées, des moments de calme. On attend juste le prochain moment de doute, la prochaine crise, la prochaine fois où tu te laisseras atteindre par ces regards qui jugent ton fils simplement parce qu'il est fatigué et qu'il fait des gestes dans tous les sens parce qu'il en a besoin pour expulser le trop plein. Tu passes ton temps à prévoir, prévenir, anticiper et déchiffrer le moindre petit signe corporel de ton fils, en éveil constant.
    Merci pour ce billet, merci...

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    1. Merci pour le partage de ta vie et celle de ton fils
      Des bises à vous, à lui , à toi ...

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  43. mitra etemad21/1/14

    la 1er claque tu la prend a l’annonce de la maladie comme un choc électrique qu'on t'envoie au cerveau puis tu digère car ta pas le choix ensuite ta une bouffer d'amour qui t'arrive du fond de tes entrailles tu te bat a fond le quotidien est un enfer parfois les années passe a une vitesse folle un beau jour tu te dit que ta envie de souffler un peu !! et la tu prend ta 2eme claque car ya plus personne pour te soutenir !

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